Le règlement de l’UE sur la déforestation (EUDR) est un texte législatif essentiel qui vise à réduire la déforestation et la dégradation des forêts associées à la production de certains biens et produits entrant sur le marché de l’UE ou exportés depuis l’UE. La déforestation, en particulier dans les pays tropicaux, constitue une grave menace pour le climat mondial, la biodiversité et les communautés locales. C’est au Brésil que la déforestation est la plus rapide : l’Amazonie, la plus grande forêt tropicale du monde, est détruite par l’expansion de l’agriculture, l’élevage de bétail, l’exploitation illégale du bois et l’exploitation minière. Un problème similaire touche la République démocratique du Congo, où la déforestation est alimentée par l’agriculture, l’industrie du bois et la production de charbon de bois. En Indonésie , les forêts tropicales sont défrichées principalement pour la culture de palmiers à huile et en raison de l’exploitation du bois et de l’expansion de l’agriculture, en particulier sur les îles de Sumatra, de Bornéo et de Papouasie. Le Pérou est également confronté à un grave problème de déforestation, principalement dû à l’extraction illégale d’or et à l’agriculture. En Bolivie , les taux de déforestation sont particulièrement élevés dans les régions limitrophes du Brésil, où les forêts sont détruites pour la culture du soja et l’élevage bovin. La Malaisie, comme l’Indonésie, est confrontée à la déforestation en raison du développement intensif de l’industrie de l’huile de palme. Au Paraguay , la déforestation concerne principalement la région du Gran Chaco, où les forêts sont défrichées pour l’élevage de bétail et l’agriculture. Les obligations prévues par le règlement 2023/1115 du Parlement européen et du Conseil entrent en vigueur le 30 décembre 2024. À partir de cette date, les entreprises devront se conformer aux nouvelles exigences, qui visent à garantir que leurs produits ne contribuent pas à la déforestation, ainsi qu’à respecter certaines obligations de diligence raisonnable pour la chaîne d’approvisionnement. L’EUDR couvre les produits contenant, fabriqués ou dérivés des « produits de base pertinents » tels que le bétail, le cacao, le café, le palmier à huile, le soja, le caoutchouc et le bois. Pour les entreprises qui commercialisent ces produits, la nouvelle réglementation signifie qu’elles doivent se conformer à des exigences strictes, telles que :
- Procédure de diligence raisonnable – Les importateurs doivent procéder à une analyse approfondie pour s’assurer que leurs produits ne contribuent pas à la déforestation. Il s’agit notamment de recueillir des informations sur l’origine du produit, la géolocalisation des parcelles où les matières premières ont été produites et l’identification du risque de déforestation.
- Déclaration de diligence raisonnable – Avant que les produits ne soient mis sur le marché de l’UE ou exportés, une déclaration via un système TIC est requise pour fournir des informations sur le produit et confirmer le risque minimum de déforestation. Cette obligation doit être remplie pour chaque transaction liée à l’importation/exportation de produits couverts par l’EUDR.
- Vérification de la conformité – Les produits ne peuvent pas être mis sur le marché s’il existe un risque important de non-conformité avec les exigences de l’EUDR, si les obligations de diligence raisonnable n’ont pas été respectées ou s’ils proviennent de terres où la déforestation a eu lieu après le 31 décembre 2020.
- Tenue de registres – Les importateurs doivent conserver les déclarations de diligence raisonnable pendant au moins cinq ans afin de les mettre à la disposition des autorités compétentes à leur demande.
- Traçabilité de la chaîne d’approvisionnement – Il est nécessaire de contrôler et de documenter l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement, notamment en identifiant les parcelles d’où proviennent les matières premières et en veillant au respect des exigences du règlement européen sur les déchets dangereux.
- Responsabilité de la conformité des produits – Les importateurs sont responsables de la conformité des produits au règlement européen relatif aux déchets dangereux à chaque étape de la chaîne d’approvisionnement, indépendamment des déclarations des fournisseurs.
- Obligation d’information – En cas de découverte d’un éventuel manquement, les opérateurs doivent immédiatement en informer les autorités compétentes et les partenaires commerciaux.
Les sanctions en cas de violation du règlement peuvent être sévères : amendes allant jusqu’à 4 % du chiffre d’affaires annuel, confiscation des produits et exclusion temporaire des procédures de passation des marchés publics. Afin d’éviter le risque de sanctions et de mettre en œuvre efficacement les exigences du règlement européen, il est grand temps de commencer à se préparer, en particulier dans le contexte du contrôle des chaînes d’approvisionnement et de la documentation des sources de produits. Le bureau de conseil r2eko offre un soutien complet à chaque étape de la mise en œuvre, aidant les entreprises non seulement à se conformer aux nouvelles exigences, mais aussi à les utiliser comme un avantage concurrentiel. Contactez-nous pour assurer un avenir sûr à votre entreprise en conformité avec les réglementations européennes et pour contribuer à la protection des ressources forestières mondiales.
